commentaire pour opus 68a

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Invocationes pour trompette en ut et orgue, op. 68a (1978)


I. De profundis début

II. In te domine speravi

III. Non confundar in aeternum

 

Durée: 22 minutes

Maison d'édition: Schott Musik International ED 6814 / ISMN: 979-0-001-07227-4

I. II. III.

CHE 0003-2

Video: Hummel sur youtube

 

De profundis, la première des trois invocations est basée sur le choral "Aus der tiefer Not schrei ich zu dir" (d'après le psaume "Aus der Tiefe rufe ich, Herr, zu dir"). Dans l'introduction de De profundis (des profondeurs) on entend à l'orgue deux fois si-la sur un mi pédal trillé au pédalier. Après des répétitions accélérées de notes à caractère de fanfare, le soliste exécute un motif basé sur la mélodie chorale du début, le répétant comme un écho et ensuite toujours plus rapidement comme une cadence. Après que la partie d'orgue soit devenue de plus en plus virtuose, le trompette joue encore deux fois intégralement la mélodie chorale librement de manière déclamée et lorsqu'il termine, il répète deux fois, toujours plus doucement, les trois dernières notes, pour ensuite, accompagné de l'orgue, effectuer une montée finale culminant sur un fortissimo (fff) avec un trémolo brillant (au trompette un flatterzunge).
Les deux dernières phrases du Te Deum servent de matériel de base aux deux Invocations suivantes. In te Domine speravi ( Seigneur, j'ai espéré ta venu ) commence par une récitation du soliste sur fa dièse semblable à la lecture d'un texte. Après une répétition semblable à un écho, le thème de huit notes est joué expressivement (semblable à la mise en musique d'un texte) - musicalement symbolisant l'espoir - il ne cesse de croître en intensité pour atteindre une culmination fff de la récitation sur un mi, après quoi, l'invocation avec le thème et la récitation s'assoupissent jusqu'à en devenir inaudible.
Non confundar in eaternum (je ne suis pas perdu pour l'eternité) est initié en blanches jouées forte par le soliste. L'orgue enchaîne en jouant un motif ostinato manuel et un autre au pédalier. L'invocation aboutie à une grande cadence qui se termine en se dissipant à la manière d'un écho. Encore une fois on entend le motif du De profundis comme un appel à l'aide rigoureux (l'accompagnement ostinato) avec une foi inébranlable d'être répondu par le motif "Non confundar in eaternum" qui par la suite s'assoupit jusqu'à un pianissimo ppp.
L'œuvre uvre fut originairement commissionée en 1978 pour trompette et orgue pour le concert d'inauguration de l'orgue de la cathédrale de Fribourg. Le 5 septembre de la même année elle fut donnée en création dans le cadre d'un colloque catholique.

Bertold Hummel

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